PEA, assurance-vie, compte-titres : ce que change la fiscalité
Ce simulateur place le même argent, au même rendement, dans un PEA, une assurance-vie et un compte-titres. Il compare ce qu’il en reste après impôt, sans compter les frais.
Les trois règles appliquées
Après cinq ans, le gain d’un PEA ne paie que les prélèvements sociaux. Après huit ans, l’assurance-vie exonère d’impôt sur le revenu 4 600 € de gain, 9 200 € en couple, puis taxe le reste à 7,5 %. Le compte-titres paie 12,8 % d’impôt, plus les prélèvements sociaux.
Le délai, et deux taux sociaux
Avant cinq ans pour le PEA, huit ans pour l’assurance-vie, les deux paient 12,8 % d’impôt sur le revenu, sans abattement. Depuis 2026, les prélèvements sociaux sont de 18,6 % sur le PEA et le compte-titres, mais restent à 17,2 % sur l’assurance-vie.
Ce qu’il ne dit pas
Le retrait est supposé total la dernière année, alors qu’étaler les retraits d’une assurance-vie permet de profiter de l’abattement chaque année. Au-delà de 150 000 € versés, l’outil signale le plafond franchi, sans recalculer. Les frais, jamais égaux d’un contrat à l’autre, peuvent changer le classement.
Trois questions
- Le PEA l’emporte-t-il toujours ?
- Non : avant cinq ans, il est taxé comme un compte-titres. Et après huit ans, sur un petit gain, l’abattement de l’assurance-vie peut la placer devant.
- À quoi sert l’abattement de l’assurance-vie ?
- Après huit ans, il exonère d’impôt sur le revenu 4 600 € de gains retirés par an, 9 200 € en couple. Les prélèvements sociaux restent dus sur tout le gain.
- Pourquoi 31,4 % et non 30 % sur le compte-titres ?
- Parce que les prélèvements sociaux sur les plus-values de titres sont passés à 18,6 % en 2026. Avec 12,8 % d’impôt, le prélèvement forfaitaire unique atteint 31,4 %.